« Ti affido al mare »: le projet artistique de Marco Piantoni pour GemellArte 2025
Cette œuvre interprète le thème de GemellArte 2025 en transformant le mur en un véhicule de mémoire émotionnelle collective.
Le projet consiste en la réalisation d’une fresque interactive, conçue pour accueillir les messages d’amour écrits par la communauté. À l’aide d’un marqueur indélébile, passants, habitants de la ville et participants à l’événement ont été invités à laisser leur message d’amour directement sur le mur.
L’image centrale est une bouteille blanche et stylisée, presque entièrement émergée de la mer, inclinée afin d’en maximiser la surface. Son blanc et ses grandes dimensions en font une « toile » monumentale, prête à accueillir les contributions du public. L’intervention prévoit la peinture murale (acrylique et/ou aérosol) pour réaliser le fond (mer et ciel) ainsi que la silhouette de la bouteille. La surface de celle-ci a été traitée pour permettre l’écriture temporaire ou semi-permanente du public, faisant de l’œuvre non seulement un élément « à contempler dans ce qui nous entoure », mais aussi à façonner.
L’objectif premier de l’installation est de réactiver le dialogue avec la citoyenneté. Le mur cesse d’être une simple façade pour devenir un « port émotionnel » où chacun peut laisser une part de soi. Ainsi, « ce qui reste » n’est pas seulement l’œuvre d’art, mais l’acte même du partage et de la réappropriation du message par la communauté.
La bouteille, symbole universel d’un message défiant le temps et la distance, émerge de la mer (symbole de vie et de fin) pour devenir un réceptacle de pensées éternelles. L’amour ne disparaît pas : il est confié au temps et à la mémoire collective. L’acte d’écrire sur la bouteille un message d’amour pour une personne chère — présente, lointaine ou disparue — transforme l’œuvre en un monument vivant et dynamique dédié à la mémoire. La contribution de chaque passant réécrit continuellement l’histoire collective de l’amour et du souvenir.
La fresque est ainsi conçue comme une œuvre de Street Art participative et relationnelle, fusionnant sensibilité artistique et engagement social et civique, en accord avec l’esprit de l’artiste.

Notes sur l’artiste
Marco Piantoni naît à Terni en 1987. Parallèlement à ses études en économie, il fréquente l’Académie des Beaux-Arts, où il étudie la peinture avec le maître Igor Borozan. Juste après avoir obtenu sa licence en économie et son diplôme à l’Académie, il s’installe à l’étranger, voyageant d’abord en Angleterre puis en Espagne pour étudier et travailler. Au cours de ses voyages, il a l’opportunité de découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles façons de penser qui influenceront son art.
En 2012, il est sélectionné avec le projet « The death of Peter Pan » au concours national « Metrocubo » d’Ancône. Le 5 octobre 2013, il inaugure sa première exposition personnelle, « Somewhere », à la Galerie Canovaccio. « Somewhere » est un projet consacré à l’enfance, créé à partir des icônes qui ont le plus marqué le passé de l’artiste.
Après Somewhere, il participe à divers projets et expositions collectives, en Italie et à l’étranger, et en 2015 il inaugure sa deuxième exposition personnelle, organisée par le groupe artistique ideadestroyingmuros, intitulée « Wilkommen » au Microteatre Valencià, dans l’un des quartiers les plus alternatifs de Valence. De retour en Italie, toujours en 2015, il participe au Stripe Fest de Fermo et à l’exposition « Play » à la galerie CG2.
En 2016, il est sélectionné par le MLAC (Musée-Laboratoire d’Art Contemporain de La Sapienza) pour le projet « No Regrets » sous la direction de Tommaso Zijno, ainsi que pour deux expositions collectives, l’une à l’Ex Dogana de Rome et l’autre au festival « Accenni di Contemporaneo » à San Michele.
En 2018, au Centre Luigi Di Sarro à Rome, il inaugure « Marko », un projet, sous la direction de Francesco Santaniello, consacré au monde du travail et au concept de temps.
En 2020, il réalise le docufilm « L’âne qui vole », avec lequel il remporte plusieurs festivals de cinéma, tant nationaux qu’internationaux. Le documentaire, tourné entièrement en Mauritanie, raconte les élections présidentielles du pays aux côtés du candidat politique et activiste contre l’esclavage.
En 2022, il inaugure l’exposition personnelle « SLUM » au Museo Spazio Pubblico de Bologne. Son art est le résultat d’une formation artistique et économique/sociale, fondée sur des thèmes, des images et des symboles qui ont un impact dans le monde contemporain.


